24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 19:38

En France, on n'a pas de prétrole. Bon. Nous, sur notre terrain, on a une terre un peu pauvre en matière organique, et surtout un peu lourde : une bonne vieille terre à blé, collante à souhait. En plus, c'est de la terre qui a été rapportée, tassée par les engins, déplacée... : autant dire qu'il s'agit d'un sol complètement déstructuré, dans lequel les micro-organismes ont été sérieusement malmenés.

 

Nous avons encore le temps de voir venir les premiers travaux d'aménagements du jardin (non, je ne profite pas de cet article pour vous faire savoir que le chantier n'avance plus des masses, depuis 2 mois...). Alors, en attendant, je tente d'améliorer - de manière économique et écologique - la structure du sol, par l'enfouissement de résidus d'élégage broyés (copeaux de bois + feuilles).

 

Un élagueur du coin allait devoir payer des frais de mise en déchetterie pour se débarrasser de ses déchets verts broyés : nous lui avons proposé de déverser sa cargaison sur notre parcelle. photo--78--copie-1.jpgDemain soir (ça aurait mieux sur le champ, mais je suis rentrée trop tard), je vais aller étaler ça derrière la maison en couche de 3 à 10 cm, et pailler ainsi le sol. D'ici à la fin de l'été (quel été ?? me direz-vous ? mais ça, c'est un autre débat...), Il faudrait que je les enfouisse à la griffe dans les 10 premiers centimètres du sol. Les organismes capables de décomposer ce type de sous-produit sont dits "aérobie" et vivent en effet près de la surface, et donc de l'oxygène.

 

Cette technique est proche de l'utilisation de  bois raméal fragmenté, sauf que les déchets sont ici "en vrac" (il n'y a pas que du jeune rameau dans ce broyat).

 

photo--77-.jpg

 

Objectifs :

- stimuler la vie des micro-organismes du sol (bienvenue à mes amis les vers de terre !), augmenter la biodiversité et limiter ainsi certaines maladies des plantes,

- à horizon un an : augmenter le taux d'humus et maintenir l'humidité dans le sol.

 

Seul inconvénient : cette technique provoque une sorte d'immobilisation de l'azote, dans les premiers mois qui suivent l'épandage. Au moment de commencer les cultures, il faudra donc amender le sol en azote (corne ou sang séché, par exemple) pour compenser ce phénomène dit "de faim d'azote".  

 

J'aurais bien semé, aussi, (directement sur la couche de BRF) un engrais vert (vesce, moutarde ou phacélie par exemple), pour prendre les devants et nourrir le sol en azote de manière encore plus naturelle. Mais c'est trop tard à cette saison, et en plus cela ne servirait à rien car le terrassier passe bientôt pour régaler. 

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires

serrurier paris 14/02/2015 14:45

J'apprécie votre blog , je me permet donc de poser un lien vers le mien .. n'hésitez pas à le visiter.
Cordialement

Une Question ?

  • : Le blog de notre-chantier91
  • Le blog de notre-chantier91
  • : Après plus de 2 ans de recherches, nous avons trouvé LE terrain de nos rêves en 2012. Partagez notre aventure de construction de maison individuelle BBC.
  • Contact